n° 76 - juin/juillet 2019

Sommaire

 

Rencontres scientifiques


Soutenances de thèses et d'habilitation à diriger des recherches

 

Vient de paraître

 

Dernières publications collectives


Nos chercheurs publient

 

Valorisation

 

Publications électroniques du CGC

 

Appels à contributions

 

Appels d'offres

 

Focus

 

 



Rencontres scientifiques

Du jazz au grand écran, de Ray Ventura à Jean-Luc Godard, en passant par Luis Buñuel, Orson Welles, Claude Chabrol et Jean Delannoy, l'œuvre de Paul Misraki est immense.
L’exposition Paul Misraki, du jazz à l'écran est la toute première rétrospective qui lui soit consacrée.
Partitions manuscrites, photos, correspondance, papiers de famille d'une histoire qui a traversé tout le XXe siècle sont pour la première fois présentés au public.
Venez découvrir des documents uniques comme le cahier d’écolier dans lequel figure Fantastique, futur générique de Ray Ventura et ses Collégiens et aussi la reproduction fidèle de partitions originales (« Le mambo Bardot » de Et Dieu créa la Femme…) ou de la correspondance du compositeur avec Orson Welles pour le film M. Arkadin, Dossier Secret
Lire le focus consacré à l'exposition ci-dessous.
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L’année qui vient de s’écouler célébrait à la fois le 20e anniversaire de la disparition et le 110e anniversaire de la naissance de Paul Misraki. Compositeur prolifique, livrant plus de 180 partitions pour l’écran, auteur de chansons demeurées dans le patrimoine génétique de la chanson en France, notamment avec les Collégiens de Ray Ventura, il a, au cours de ses quelques 50 années de carrière autant travaillé avec les jeunes loups de la Nouvelle Vague (Chabrol, Godard voire Vadim) qu’avec des réalisateurs que ces mêmes jeunes gens fustigeaient dans leurs écrits (Truffaut, 1954). Misraki, avec l’orchestre de Ventura ou seul, collabora 11 fois avec Jean Boyer, composa pour Berthomieu, Becker, pour ce cinéma symbole de la « qualité française » (dixit François Truffaut), ce « cinéma de papa » contre lequel s’éleva une partie de la jeune génération d’après-guerre…
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Ce séminaire propose de prolonger les travaux de l’ANR Paprik@2F – qui a offert aux chercheurs un corpus documentaire exceptionnel – dans une perspective plurielle, tant dans les approches, les trajectoires que les jeux d’échelles. Il s’agira de penser les communismes du XXe siècle dans leurs modèles, mais aussi dans les circulations et les formes de militantisme…

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Selon les sondages les plus récents, plus de 80 % des Français, voire près de 90 % d’entre eux, souhaitent vivre en pavillon. C’est dire si l’attrait pour le pavillon ne faiblit pas et doit être pris en compte, d’une façon ou d’une autre, pour penser l’avenir de notre pays en termes d’aménagement du territoire.
Se focaliser sur le pavillonnaire, c’est aborder de front son avenir à un moment où plus que jamais il se trouve de fait au centre de tout un ensemble de préoccupations relatives à l’extension des agglomérations urbaines, à l’aménagement des territoires communaux et naturels, à la protection des paysages et des terres arables, à la préservation du cadre de vie et plus fondamentalement à l’organisation des sociétés post-carbones…
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Lieu de l’aventure des Copiaus de 1925 à 1929, résidence de Jacques Copeau de 1925 à 1949, la Maison Jacques Copeau est labellisée Maison des illustres en 2014. Ce label l’érige en lieu de mémoire de la décentralisation théâtrale ; l’interrogation de ce processus de patrimonialisation, son lien à l’archive et au patrimoine immatériel, est ainsi une manière d’entendre les traces d’une expérience théâtrale et d’un lieu de création révolus. Le propos n’est pas mélancolique. Il participe d’une réflexion plus ample aux marges de l’histoire du théâtre et des institutions patrimoniales où, par le lieu une mémoire de la décentralisation théâtrale se territorialise à Pernand-Vergelesses et dans le pays beaunois…
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Ce séminaire propose de prolonger les travaux de l’ANR Paprik@2F – qui a offert aux chercheurs un corpus documentaire exceptionnel – dans une perspective plurielle, tant dans les approches, les trajectoires que les jeux d’échelles. Il s’agira de penser les communismes du XXe siècle dans leurs modèles, mais aussi dans les circulations et les formes de militantisme…

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Vient de paraître

 

Dernières publications collectives



Au début du XXe siècle, le banquier Albert Kahn place toute sa fortune dans la constitution d'une collection unique de films et de photographies couleur (autochromes) : les Archives de la Planète. Au cours des missions et d es années, Kahn envoie de par le monde des opérateurs recueillir les marques de l'activité humaine partout sur le globe.
Caprice de grand bourgeois ? Les actions de cet ami d'Henri Bergson suggèrent bien d'autres buts, bien d'autres intentions. Albert Kahn est profondément travaillé par un idéal de fraternité et d'accord entre les hommes qui attire l'attention de ses contemporains. Films et photographies aident à la construction de cette utopie cultivée : pour Albert Kahn, il s'agit de remonter à contrecourant les forces qui défont le monde, et de lutter contre ceux pour qui la paix est synonyme de faiblesse…

Isabelle Marinone [dir.], Un monde et son double. Regards sur l'entreprise visuelle des archives de la planète (1919-1931), Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, Collection « Cinémas », 2019.
ISBN : 978-2-35412-329-1.
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On en parle dans les médias :
La chronique cinéma d'Émile Breton dans L'Humanité du 29/05/2019


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Nos chercheurs publient


Printemps 1919. Il y a un siècle. La France sort à peine d’une guerre dévastatrice qui a profondément bouleversé le pays, saigné sa population, ruiné son économie et durablement affecté ses valeurs. Alors que le pays accueille à Paris la grande conférence de la Paix qui doit asseoir le nouvel ordre international, le président de la République Raymond Poincaré promulgue une loi aussi inédite qu’inattendue, instaurant une reconfiguration complète des vignobles français. Désormais, c’est par une « appellation d’origine » que les producteurs pourront identifier leurs vins en revendiquant devant les tribunaux la délimitation géographique des vignes dont ils sont issus…

Christophe Lucand, Comment la France a révolutionné le monde du vin La naissance des appellations d'origine, Malakoff, Dunod, 2019 – ISBN : 978-2-10-079375-4
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Durant la Seconde Guerre mondiale, le vin français n’a pas été un produit anodin : il s’est révélé être, avec la défaite, le butin le plus précieux de France aux yeux des dirigeants nazis.
Dès 1940, des « Weinführer », délégués officiels désignés experts en vin et nommés par Berlin, prennent place dans toutes les régions viticoles de France pour coordonner le plus intense pillage que le pays ait connu jusqu’alors. Avec le relais très ambigu de l’État de Vichy et la collaboration de bien des professionnels français avec l’occupant, cet immense dispositif de captation de vin fut un drame que l’on a préféré oublier. Plus de soixante-dix ans après la fin du conflit, le temps est venu de livrer ce qu’il s’est vraiment passé…

Christophe Lucand, Le vin et la guerre. Comment les nazis ont fait main basse sur le vignoble français, Malakoff, Dunod, 2019 – ISBN : 978-2-10-079374-7
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Voir la présentation de l'ouvrage par l'auteur

L'ouvrage de Christophe Lucand est également traduit :
‣ en anglais : Hitler's Vineyards: How the French Winemakers Collaborated with the Naziset, Barnsley, Pen and Sword Military, 2019 – ISBN : 978-1-52-675071-6.
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‣ en japonais  : ワインと戦争 ナチのワイン略奪作戦, Hosei University Press, 2019.
ISBN : 978-4-58-836608-6.
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Les vingt-cinq dernières années ont vu s’affirmer le poids de questions non seulement environnementales, mais aussi agricoles, dans les mouvements sociaux.
Parce qu’elle est là où se traduit en pratiques la relation au monde que l’on habite, l’agriculture apparaît comme une arène centrale où se joue une relance de la critique, à travers l’émergence de nouveaux modes de vie et de coopération qui entendent « reprendre la terre » aux grandes firmes agro-alimentaires. Mais, comme en témoigne parfois le retour d’idéaux réactionnaires liés à « l’enracinement » que l’on croyait tombés en désuétude, il règne encore beaucoup de confusion sur les différentes voies que peut emprunter la recherche d’une émancipation sociale. L’apport des sciences humaines et sociales est décisif pour éclairer ces zones d’ombre…

Éric Doidy et Mathieu Gateau [dir.], Reprendre la terre. Agriculture et critique sociale, Nancy, Éditions Kaïros, collection « Questions humaines », 2019.
ISBN : 979-10-92726-44-2
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Appels à contributions


La revue Histoire de l’éducation ouvre un appel à articles en vue de la constitution d’un dossier consacré à une réflexion sur les temporalités en histoire de l’éducation, et notamment l’intérêt que peut avoir la prise en compte de perspectives de longue durée en la matière. Sans se focaliser sur l'histoire récente du système éducatif, les contributions pourront porter sur toutes les périodes et tous les aspects de l'histoire de l'éducation.
Il s’adresse donc aux historiens spécialistes de toutes les périodes, mais aussi aux chercheurs issus d’autres disciplines…
Limite de soumission des propositions : 15 juin 2019.
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Appels d'offres

La revue Sociologie du travail décerne annuellement un prix du jeune auteur. Cet appel à propositions d’articles s’adresse à tous les étudiants avancés et jeunes chercheurs âgés de moins de 31 ans à la date limite de dépôt des propositions d’articles, quelle que soit leur nationalité, dont les travaux entrent dans le champ de la revue.
Les articles proposés défendent une ou deux idées, utilisent des auteurs précis, listés en bibliographie, et discutent la littérature dans le domaine. Ni note critique, ni revue de littérature, ils se fondent sur des données de terrain quantitatives ou qualitatives, donnent les procédures d’enquête, citent les matériaux empiriques utilisés (entretiens, analyses statistiques, graphiques, etc.)…
Date limite : 30 septembre 2019.
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La DREES et la DARES lancent un appel à projets de recherche portant sur la santé mentale et les conditions de travail des personnes occupant un emploi, le chômage et la précarité professionnelle.
Il a pour but d’encourager et de financer la réalisation de travaux scientifiques en sciences humaines et sociales qui s’intéressent aux conséquences sur la santé mentale des transformations des conditions et de l’organisation du travail, des nouveaux modes de management, des nouvelles formes d’emploi, des emplois précaires et du chômage. Les dispositifs pour prévenir, rétablir ou réparer les atteintes à la santé mentale des actifs sont également au cœur de cet appel.
Quatre axes de recherche, dont un axe transversal, sont proposés :
- Axe transversal : Réflexions épistémologiques, théoriques et méthodologiques sur la santé mentale chez les actifs ;
- Axe 1 : Interactions entre santé mentale, organisation du travail et nouvelles formes d’emploi ;
- Axe 2 : Les atteintes à la santé mentale chez les travailleurs précaires et les chômeurs ;
- Axe 3 : Les dispositifs de prévention et les procédures de reconnaissance et de réparation…
Date limite : 15 juillet 2019 à 12h.
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Focus

Cette exposition retrace les différentes facettes d’un « règne discret » (Le Monde, 1992), la première entièrement consacrée à Paul Misraki. Des reproductions de documents exceptionnels sont proposées pour la première fois : des photos de famille et des documents rares mais aussi des partitions manuscrites de films emblématiques du cinéma (Ali Baba et les Quarante Voleurs, Et Dieu… créa la Femme, Alphaville, Mr Arkadin, La Mort en ce Jardin, etc.)…
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La lettre du Centre Georges Chevrier - n° 76 - juin/juillet 2019
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Secrétaire de rédaction : Lilian Vincendeau