7 février 2023 - uB –2 bd Gabriel – Salle 319 (3e étage du bâtiment droit)
(accès/informations pratiques ici)


Transversales : Journées d'études doctorales du LIR3S :
L’engagement : quelles formes pour quels enjeux ? [1/2] : L’engagement naît-il à travers le politique ?

Organisation : Lucie Rousseaux (doctorante en littérature française des XVIe et XVIIe siècles, LIR3S), Sophie-Andréa Lagrange (doctorante en sociologie, LIR3S), Harmonie Mariette (doctorante en histoire contemporaine, LIR3S), Sonia Mhedhbi-Soret (doctorante en histoire contemporaine, LIR3S)
Contact ici.

Entrée libre et gratuite,
dans la limite des places disponibles

Manifestation validée dans le cadre des formations reconnues par l’ED Sept



 

« L’engagement, c’est se résoudre un jour, pour une raison ou une autre,
à ne pas accepter le destin aussi contraire fut-il. C’est le choix de dire "oui" ou de dire "non" et d’assumer cette voie ; c’est surtout celui de dire "je", de s’exposer à la face du monde. C’est refuser la souffrance, celle des femmes, des enfants, des hommes où qu’ils soient. »

Jean-Marc Glénat,
« Retour sur l’engagement. À quoi rêvions-nous ? Qu’est-ce qui les fait se lever ? »,
Champ social, « Le Sociographe », 2018/1 n° 61, p. 11 à 23.

 

Jean-Marc Glénat propose à travers ces quelques lignes une définition particulière de l’engagement. Bien que cette « mise en gage » soit, a priori, historiquement liée à la religion et à la transmission de son message dans un idéal de bien commun, les évolutions des réalités sociétales nous amènent à poser certaines nuances. L’engagement implique également de s’opposer, de lutter contre un fonctionnement, un système, un État, une institution. C’est ici que la question au cœur de notre journée d’étude prend tout son sens : l’engagement relève-t-il d’une question éminemment politique ? L’engagement connaît de multiples formes, évolue dans le temps en s’adaptant toujours à un contexte spécifique, le plus souvent tourné vers les luttes politiques. Cette journée souhaite montrer ses mécanismes et amorcer le débat autour d’un engagement possible en-dehors du politique.

Ainsi, il est nécessaire d’articuler à la fois des analyses théoriques et des réflexions empiriques d’un point de vue transversal afin d’essayer de comprendre, contextualiser voire élargir cette terminologie de l’engagement de l’action citoyenne dans la cité.
Cette journée d’étude réunit un groupe de jeunes chercheur.euse.s : des doctorant.e.s venant de différentes unités de recherches en France et à l’étranger afin de produire et mutualiser les connaissances ainsi que tendre vers d’autres perspectives.

 

Programme

 

9 h 00 – Accueil des participants

 

  • 9 h 30 – Introduction de la journée par Vincent Chambarlhac (Université de Bourgogne, LIR3S)

 

L’engagement entre individualité et appartenance collective

 

  • 10 h 00 – Théodora Jordan-Mazzeoloni (Université de Franche-Comté, LIR3S) :
    Des parlementaires dans la tourmente : l’engagement intellectuel et symbolique des autorités franc-comtoises pendant la guerre de Dix Ans

  • 10 h 20 – Léo Rosell (Université de Bourgogne, LIR3S) :
    Ressorts et formes d’un engagement communiste au XXe siècle : le cas d’Ambroise Croizat

  • 10 h 40 – Échanges – questions

 

11 h 00 – Pause

 

Évolution et adaptation de l’engagement

 

  • 11 h 30 – Léo Argouarc’h (Université Lumière Lyon 2, EVS-CTT) :
    Être ensemble ou participer activement : l’engagement ambigu du supportérisme militant

  • 11 h 50 – Quentin Genelot (Université de Bourgogne, CREDESPO), Capucine Yvenat (Université de Bourgogne) :
    La reconnaissance de l’engagement à l’université : une politique révélatrice d’un engagement étudiant renouvelé ?

  • 12 h 10 – Maxime Serri (Université Jean Moulin Lyon 3, IETT) :
    « Citoyens-journalistes », comment l’engagement transforme le rapport du public aux médias à l’ère du numérique

  • 12 h 30 – Échanges – questions

 

 

« Le prix de l’engagement » : implications et désengagement

 

  • 14 h 30 – Archange Bissue Bi-Nge (Université de Louvain, ISPOLE) :
    Heurs et malheurs de l’engagement politique au Gabon

  • 14 h 50 – Anouk Chambard (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, HICSA) :
    Marges de l’engagement, marges de la création artistique : formes alternatives d’engagement chez un groupe d’artistes parisiens au tournant des années 1970

  • 15 h 10 – Échanges – questions

15 h 30 – Pause

 

  • 15 h 45 – Conclusions de la journée par Vincent Chambarlhac

 

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Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche
"Sociétés, Sensibilités, Soin"
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