19 mars 2020 - uB – 2 bd Gabriel – Salle 319 (3e étage du bâtiment droit) de 14 h. à 18 h. (accès/informations pratiques ici)


Transversales : Journée d'étude doctorale du CGC :
Corps, lieux et appartenances


Organisation : Karine Montabord (doctorante en histoire de l’art, CGC UMR CNRS uB 7366), Linda Zoo (doctorante en histoire de l’art, CGC UMR CNRS uB 7366) et Lucas Le Texier (doctorant en histoire, CGC UMR CNRS uB 7366)

 

 

APPEL À COMMUNICATIONS

 

 

Si les sciences humaines et sociales ne l’évoquent pas toujours de façon directe, le triptyque corps-lieux-appartenances se niche et se décline à l’infini au sein de ce domaine académique. Ainsi, une réflexion définitionnelle et théorique des interactions entre ces trois notions pour cette journée d’études permettra de préciser les articulations qui se jouent autour de ces pôles. Sans prétendre à l’exhaustivité, nous avons choisi de proposer aux doctorants trois axes où chaque notion sera examinée sous le prisme des deux autres.

 

  • Le rôle des corps et des communautés dans la formation des lieux

Comment une portion déterminée d’espace devient un lieu d’importance historique, sociale ou culturelle, voire un haut lieu ? Déterminé par « sa situation dans un ensemble, par la chose qui s'y trouve ou l'événement qui s'y produit », un lieu peut donc se créer par le rassemblement d’individus, de corps dans un même espace. Plus encore l’appartenance à un lieu pourrait définir l’identité d’un individu (Norberg-Schulz 1981). De là, il devient possible d’interroger la manière dont ses caractéristiques (intérieur/extérieur, vaste/exigu, confortable/inconfortable) agissent sur les individus et permettent de créer une effervescence et une émulation particulière. Comment se traduit corporellement l’expérience d’un rassemblement en plein air ou de la promiscuité d’une scène de stand up ? Le corps est entendu ici au sens large : comme un objet organique dans l’espace, siège d’expériences multiples, comme une corporéité (Bernard, 1972).

 

  • La fabrication de l’appartenance par les espaces

De l’action de se regrouper découle la formation de liens sociaux ou de pratiques. L’étude des lieux et des corps permet de comprendre par quels procédés et sous quelles modalités, instables et changeantes, les espaces participent à construire le sentiment d’appartenance. Ce dernier peut être défini comme « les subjectivités collectives cristallisées comme identités de “soi”, qui s’expriment à partir d’un lieu propre, et la quête éventuelle de reconnaissance universelle » (Jewsiewicki, 2002). À l’inverse, par quels enjeux le fait d’appartenir à un groupe peut pousser à se réunir dans un lieu, à provoquer une rencontre physique ? Ce sentiment d’appartenance peut être conséquence ou volonté première qui motive le regroupement. Le phénomène de la fête et des rassemblements qui rythme la vie d’une communauté (mariages, rites de passage, fêtes religieuses et laïques, etc.) sont à prendre en compte d’autant qu’ils engagent généralement fortement le corps (danse, chants, discours, marche, costumes, transe, etc.). Les communications pourront interroger ainsi la fabrique de l’appartenance par les espaces (territoires et corps), ou comment le sentiment d’appartenance influe sur les espaces.

 

  • Apprentissages et répertoires des corps

La présence au monde de l’individu est liée à son corps : il fixe les limites propres de l’individu, et délimite l’espace personnel qu’autrui identifie comme tel. Ce corps s’éduque, se nourrit d’expériences et mémorise des gestes et des postures qui vont participer à en faire un médiateur entre un individu, autrui et l’environnement (Merleau-Ponty, 1945 ; Le Breton, 2014). En organisant des moments et des endroits où l'on se trouve et se retrouve, les événements liés à la culture populaire sont des lieux privilégiés pour la mise en place de ces phénomènes. Cet axe propose d’interroger sous quelles modalités les corps parviennent à maîtriser et à restituer des répertoires de gestes, de mimiques, de perceptions sensorielles, d’émotions et d’affects au sein d’espaces et de communautés.

 

 

Modalités de soumission des propositions de communications

 

Date limite de soumission des propositions de communications (titre de l’intervention ainsi qu’un bref résumé de 300 mots) : lundi 23 septembre 2020.

Les communications donneront lieu à une publication dans la revue électronique Transversales.

Pour l’envoi des propositions de communications ou pour toute demande de renseignements :karinemontabord@gmail.com ; linda_zoo@yahoo.com ; letexierlucas@gmail.com

 

[Télécharger l'appel à communications complet]

 


 

 

      CreditsPlan du siteContactImprimer Accueil

Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
UMR 7366 - CNRS uB

Imprimer Contact Plan du site Crédits Plug-ins Accueil