5, 6 & 7 juin 2019 – uB - Amphithéâtre de la MSH de Dijon
(accès/informations pratiques ici)


Colloque international :
Le cinéma populaire et ses musiciens en France
depuis 1930

international symposium : Popular Cinema and its musicians in France since 1930


Organisateur : Philippe Gonin (CGC, UMR 7366 CNRS-uB)

 

 

 

 

APPEL À COMMUNICATIONS
[English version below]

 

L’année qui vient de s’écouler célébrait à la fois le 20e anniversaire de la disparition et le 110e anniversaire de la naissance de Paul Misraki. Compositeur prolifique, livrant plus de 130 partitions pour l’écran, auteur de chansons demeurées dans le patrimoine génétique de la chanson en France, notamment avec les Collégiens de Ray Ventura, il a, au cours de ses quelques 50 années de carrière autant travaillé avec les jeunes loups de la Nouvelle Vague (Chabrol, Godard voire Vadim) qu’avec des réalisateurs que ces mêmes jeunes gens fustigeaient dans leurs écrits (Truffaut, 1954). Misraki, avec l’orchestre de Ventura ou seul, collabora 11 fois avec Jean Boyer, composa pour Berthomieu, Becker, pour ce cinéma symbole de la Qualité Française (dixit François Truffaut), ce « cinéma de papa » contre lequel s’éleva une partie de la jeune génération d’après-guerre.

Pour le cinéma populaire

Dans le numéro du 4 juin 1926 de l’Humanité, Léon Moussinac écrivait : « On entend dire couramment autour de soi qu’il faut que le cinéma se crée une élite et que, pour cela, il doit s’adresser aux intellectuels au-delà de la foule, que c’est la seule façon de le faire progresser en tant qu’art etc., etc., Cela prouve encore l’incompréhension des intellectuels à l’égard du cinéma. Adepte d’un cinéma populaire et militant (Vignaux, 2011), Moussinac citait Louis Delluc (« les maîtres de l’écran sont ceux qui parlent à la foule ») et concluait son article en écrivant : « le cinéma rejoint les grandes formes d’expression classiques. Comme le théâtre d’Eschyle, de Shakespeare et de Molière, le cinéma sera populaire ou ne sera pas. »

Dès les débuts du cinématographe, des expériences furent tentées pour donner à ce divertissement de foire ses lettres de noblesse. La tentative la plus notable fut peut-être celle du Film d’Art, réunissant les comédiens du Français avec des écrivains et des compositeurs de renom, dont le plus notable reste sans doute Saint-Saëns (Gonin, 2008). Mais par-delà ces tentatives, demeurait un cinéma populaire, un cinéma de divertissement, longtemps laissés pour compte par la recherche.

C’est aux musiques de ce cinéma que ce colloque veut s’intéresser. Celui qui, dès les années 1930, transposait dans le film désormais sonore l’univers du Music-Hall, celui dans lequel des bateleurs de la scène et du théâtre, chanteurs à leurs heures, poussaient presque immanquablement la chansonnette (Fernandel). Fabrice Montebello (Montebello, 2005) rappelle également que de 1940 à 1958 (en incluant donc le cinéma de l’Occupation et les productions de la Continentale), il y eut en tout 41 films récompensés « par le public, la critique, les professionnels et l’Etat. » Ces films étaient l’œuvre d’une dizaine de réalisateurs seulement « dont les noms (Carné, Delannoy, Clément, Becker, Clouzot, Autant-Lara, Clair, Cayatte, Tati, Christian-Jaque) symbolisent l’excellence cinématographique française des années 1940-1950 », sans oublier des réalisateurs plus « populaires » aujourd’hui encore déconsidérés tels Jean Boyer ou Berthomieu. À ces noms de metteurs en scène, s’ajoutent ceux des « vedettes » de l’époque, ces actrices et acteurs que l’on dirait aujourd’hui « bankable » et qui attirent le public dans les salles obscures (Fresnay, Gabin, Jouvet, Darrieux, Morgan…). Sans oublier les films « chantants » (Luis Mariano, Tino Rossi…), les séries noires plus ou moins parodiques (Eddie Constantine et la série des Lemmy Caution) et les films « policiers » (liste non exhaustive).

Alors qu’au milieu des années 1960 la Nouvelle Vague s’essouffle, le cinéma populaire perdure. Si l’on s’en tient par exemple au genre « comique », on voit que, des Branquignols au cinéma comique des années 2000 (Dany Boon et consorts) en passant par les années dominées par de Funès, les films de et avec Pierre Richard et ceux des acteurs issus de Café-Théâtre (Splendid ou Café de la Gare), le cinéma populaire attire toujours les foules et connaît même des succès retentissants (La Grande Vadrouille, Les Visiteurs, Bienvenue chez les Ch’tis …).

Musiques

Aux réalisateurs, metteurs en scène, scénaristes s’ajoutent bien entendu les musiciens : de Paul Misraki (Ali Baba et les 40 voleurs), Philippe Rombi (les Ch’tis), Georges Auric (La Grande Vadrouille), Georges Van Parys (Le Passe Muraille, Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause, Le Gorille vous salue bien), Raymond Lefevbre (les Gendarmes), Vladimir Cosma (Le Grand Blond avec une Chaussure Noire, L’Aile ou la Cuisse…) mais aussi Vincent Scotto (Angèle, La Fille du Puisatier, Pépé Le Moko), et Francis Lopez (Andalousie, La Belle de Cadix, Quai des Orfèvres…). À ces compositeurs s’ajoutent tous les acteurs de la « variété française » des années 70-80 (Yves Simon – Diabolo Menthe, Pierre Bachelet – Les Bronzés font du ski, Michel Polnareff – La Folie des Grandeurs, Charlélie Couture – Tchao Pantin, Bernard Lavilliers – Rue Barbare, Michel Berger – Tout Feu Tout Flamme etc.). Tous ont contribué au succès public de ce cinéma populaire.

Même si, selon Beylie et d’Hugues, « les promotions actuelles des anciens ‘nanars’, comme les entreprises académiques de réhabilitation » (Beylie et d’Hugues, 1999) « illustrent à contrario, selon Montebello, l’absence de prétention de ces bandes au moment de leurs réalisations et traduisent paradoxalement leur caractère inexportable au-delà des âges, » (Montebello, 2005), il convient à nos yeux de poursuivre ces « entreprises académiques » et même de les développer. Populaire doit être ici entendu dans un ensemble de genre répondant à cette caractéristique tels que la comédie, comédie dramatique, films policiers, science-fiction, drame…

Les entrées possibles sont diverses et les propositions devront se concentrer sur les relations entre la musique et les images.
Pourront ainsi être évoqués :

  • Différentes périodes (les années 1930, l’Occupation, les années 1950…)
  • Une « école » (le Splendid et ses dérivés…)
  • Un compositeur en particulier et/ou ses relations avec un réalisateur en particulier (Lefevbre et les Gendarmes)
  • L’âge d’or de l’opérette filmée (Luis Mariano…)
  • La « comédie musicale » à la française.
  • Les compositeurs du cinéma populaire face au cinéma « d’auteur » (mélange des genres ou spécialisation ?)
  • Sujet ouvert.

Bibliographie sélective

  • Abhervé, Séverine, « Discours des compositeurs de musique sur le cinématographe en France (1919-1937) : ambitions, obstacles et horizons d’attente », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze [En ligne], 65 | 2011, mis en ligne le 01 décembre 2014, http://1895.revues.org/4446 ; DOI : 10.4000/1895.4446
  • Barnier, Martin ; Jullier, Laurent, Une Brève Histoire du Cinéma (1895-2015). Fayard, Pluriel, 2015.
  • Bazin, André, Le Cinéma de l’Occupation et de la Résistance, UGE, 10/18.
  • Beylie, Claude ; d’Hugues, Philippe, Les Oubliés du Cinéma Français. Editions du Cerf, 1999.
  • Beylie, Claude (dir.), Une Histoire du Cinéma Français. Larousse, 2000.
  • Bosseno, Christian-Marc ; Dehée, Yannick, Dictionnaire du Cinéma Populaire Français. Nouveau Monde éditions, 2004.
  • Carayol, Cécile, Une Musique pour l’Image : Vers un Symphonisme Intimiste dans le Cinéma Français. Presses Universitaires de Rennes, 2012.
  • Gimello-Mesplomb, Frédéric, Les cinéastes Français à l’épreuve du genre fantastique. L’Harmattan, 2012.
  • Gonin, Philippe,Camille Saint-Saëns, Symétrie, Tempus Perfectum, 2008.
  • Leteux, Christine, Continental Films : cinéma Français sous contrôle. La Tour Verte, 2017.
  • Lacombe, Alain, Porcile, François, Les Musiques du Cinéma Français. Bordas, 1995.
  • Montebello, Fabrice,Le Cinéma en France, depuis les années 1930. Colin cinéma, 2005.
  • Pisano, Giusy, « Les années trente entre chanson et cinéma »,  1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze [En ligne], 38 | 2002, mis en ligne le 08 mars 2007, consulté le 13 juillet 2018. URL : http://journals.openedition.org/1895/357 ; DOI : 10.4000/1895.357
  • Porcile, François, Maurice Jaubert, musicien populaire ou maudit. EFR, 1971.
  • Rossi, Jérôme (dir.), La Musique de film en France : courants, spécificités, évolution, Symétrie, 2016.
  • Truffaut, François, « Une certaine tendance du cinéma français », Cahiers du cinéma, n° 31, janvier 1954.

 

Comité scientifique 

  • Philippe Gonin (Université de Bourgogne, CGC UMR 7366)
  • Jérôme Rossi (Université de Nantes)
  • Chloé Huvet (Université de Rennes 2)
  • Cécile Carayol (Université de Rouen)
  • Gérard Dastugue (Institut Catholique de Toulouse)
  • Philippe Poirrier (Université de Bourgogne, CGC UMR 7366)
  • Philippe Lalitte (Université de Bourgogne, CGC UMR 7366)
  • Martin Barnier (Université Lumière Lyon 2)
  • Séverine Abhervé (Agence Taxzone)
  • Frédéric Gimello-Mesplomb (Université d’Avignon, Centre Norbert Elias, UMR 8562)

 

Modalités de soumissions des propositions de communications

  • Les propositions (500 mots maximum) accompagnées d’une courte bio, devront être adressées à philippe.gonin@u-bourgogne.fr pour le 15 février 2019.

  • Une réponse (positive ou négative) sera adressée dans le courant du mois de mars 2019.

  • Le colloque se tiendra à Dijon, sur le campus Montmuzard, à la Maison des Sciences de l’Homme, les 5, 6 et 7 juin 2019.

  • L’après-midi du 5 juin sera consacrée à une rencontre avec Vladimir Cosma.

 

 

[Télécharger l'appel à communications au format pdf ici]

 

 

 


 

 

 

CALL OF PAPERS

 

The year that has just come to its end celebrated composer Paul Misraki both through the 20th anniversary of his passing away and the 110th of his birthday, a prolific composer whose career featured over 130 screen scores and so many tunes deeply anchored in the genetic patrimony of French songs, particularly with Ray Ventura’s collégiens. All along his 50-year career, he worked with the young go-getters from the French New Wave (Chabrol, Godard, even Vadim) as well as with the directors the former tended to castigate (Truffaut, 1954). Misraki, with Ventura’s orchestra or alone, collaborated 11 times with Jean Boyer, composed for Berthomieu, Becker, for this cinema as a symbol of a French quality (in François Truffaut’s terms), this Cinéma de Papa (old-fashioned movies) against which a part of the after-war young generation rose.

For popular movies

In the issue dated June 4th 1926 of French daily paper L’Humanité, Léon Moustinac wrote : « It is said around that cinema creates its own elite and so has to aim at intellectuals beyond the crowd, that it is the only way to make it get ahead as an art form… » That proves the misunderstanding from the intellectuals towards cinema. As a follower of a popular and militant cinema (Vignaux, 2011), Moussinac quoted Louis Delluc (« The masters of the screen are those who talk to the crowd ») and concluded his article writing that «  Cinema is part of the great forms of classical expression. As Aeschylus’s or Shakespeare’s or Moliere’s theatre, cinema will be popular or shall not be ».

From the very beginning of Cinematographe, several experiments were conducted to make that fairground entertainment win its spurs. The most noticeable attempt may have been the Film d’Art, gathering actors from Comédie Française and writers and renowned composers among which Camille Saint-Saens (Gonin, 2008). But beyond these attempts was a popular and entertaining cinema that scientific studies set aside.

This symposium wants to highlight the musical scores written for this cinema which transposed in the newly talking pictures - as early as the 1930s - the environment of the music-hall and some stage performers who tended to sing (Fernandel). Fabrice Montebello (Montebello, 2005) reminds also that between 1940 and 1958 (including cinema under Occupation and La Continental production company), a total of 41 movies was « awarded by the public, the critics, the professionals and the State ». These movies were made by about ten directors only « whose names (Carné, Delannoy, Clément, Becker, Clouzot, Autant-Lara, Clair, Cayatte, Tati, Christian-Jaque) are a symbol of the French Cinema excellence of the 1940s and 1950s » and we shall not forget more « popular » ones as Boyer or Berthomieu, still discredited. We should also add the « stars » of the period, those actors and actresses « bankable » (in modern terms) who were able to attract the movie-goers into theatres (Fresnay, Gabin, Jouvet, Darrieux, Morgan…), the singing movies (Luis Mariano, Tino Rossi…), the sometimes parodic films noirs (Eddie Constantine and the Lemmy Caution series) and crime stories.

In the mid 60s, popular cinema lived on whereas the New wave entered a downturn. If we take the example of the comical genre, from the Branquignols to movies in the 2000s, (Dany Boon and others) through the years topped by Louis de Funès, movies with and by Pierre Richard or Le Splendid or Café de la gare theatre troupe, popular cinema attracts a wide audience with resounding success ( La Grande Vadrouille, Les Visiteurs, Bienvenue chez les Ch’tis …).

Musics

The directors, screenwriters and of course the composers : Paul Misraki (Ali Baba et les 40 voleurs), Philippe Rombi (les Ch’tis), Georges Auric (La Grande Vadrouille), Georges Van Parys ( Le Passe Muraille, Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause, Le Gorille vous salue bien ), Raymond Lefevbre (les Gendarmes), Vladimir Cosma ( Le Grand Blond avec une Chaussure Noire, L’Aile ou la Cuisse… ) but also Vincent Scotto (Angèle, La Fille du Puisatier, Pépé Le Moko), and Francis Lopez ( Andalousie, La Belle de Cadix, Quai des Orfèvres…). And variety/pop artists of the 70s-80s : Yves Simon (Diabolo Menthe), Pierre Bachelet (Les Bronzés font du ski), Michel Polnareff (La Folie des Grandeurs), Charlélie Couture ( Tchao Pantin), Bernard Lavilliers (Rue Barbare) Michel Berger (Tout Feu Tout Flamme ), etc.  All contributed to the popular sucess of this popular cinema.

Even though « the current promotions of former « not-so-good » movies as well as the academic attempt of rehabilitation » (Beylie et d’Hugues, 1999) « illustrate a contrario, according to Montebello, the absence of pretentiousness of these shows at the time of their making and paradoxically explains the impossibility of their export beyond ages » (Montebello, 2005). We think that this academic work has to be carried on and developed. « Popular » means here an ensemble of genres so characterized such as comedy, dramatic comedy, crime and detective stories, science-fiction, drama…

The proposals will have to focus on the music-screen relation with such potential entries as :

  • Various periods (1930s, the Occupation, 1950s…)
  • A school or a troupe (le Splendid and others…)
  • A specific composer and his/her collaboration with a director (Lefevbre et les Gendarmes)
  • The golden age of filmed operetta (Luis Mariano…)
  • The French musicals
  • The composer of popular cinema versus « cinema d’auteur » (mix of genres or specialization ?)
  • Open subject

Selected bibliography

  • Abhervé, Séverine, « Discours des compositeurs de musique sur le cinématographe en France (1919-1937) : ambitions, obstacles et horizons d’attente », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze [En ligne], 65 | 2011, mis en ligne le 01 décembre 2014, http://1895.revues.org/4446 ; DOI : 10.4000/1895.4446
  • Barnier, Martin ; Jullier, Laurent, Une Brève Histoire du Cinéma (1895-2015). Fayard, Pluriel, 2015.
  • Bazin, André, Le Cinéma de l’Occupation et de la Résistance, UGE, 10/18.
  • Beylie, Claude ; d’Hugues, Philippe, Les Oubliés du Cinéma Français. Editions du Cerf, 1999.
  • Beylie, Claude (dir.), Une Histoire du Cinéma Français. Larousse, 2000.
  • Bosseno, Christian-Marc ; Dehée, Yannick, Dictionnaire du Cinéma Populaire Français. Nouveau Monde éditions, 2004.
  • Carayol, Cécile, Une Musique pour l’Image : Vers un Symphonisme Intimiste dans le Cinéma Français. Presses Universitaires de Rennes, 2012.
  • Gimello-Mesplomb, Frédéric, Les cinéastes Français à l’épreuve du genre fantastique. L’Harmattan, 2012. 
  • Gonin, Philippe, Camille Saint-Saëns, Symétrie, Tempus Perfectum, 2008.
  • Leteux, Christine, Continental Films : cinéma Français sous contrôle. La Tour Verte, 2017.
  • Lacombe, Alain, Porcile, François, Les Musiques du Cinéma Français. Bordas, 1995.
  • Montebello, Fabrice,Le Cinéma en France, depuis les années 1930. Colin cinéma, 2005.
  • Pisano, Giusy, « Les années trente entre chanson et cinéma »,  1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze [En ligne], 38 | 2002, mis en ligne le 08 mars 2007, consulté le 13 juillet 2018. URL : http://journals.openedition.org/1895/357 ; DOI : 10.4000/1895.357
  • Porcile, François, Maurice Jaubert, musicien populaire ou maudit. EFR, 1971.
  • Rossi, Jérôme (dir.), La Musique de film en France : courants, spécificités, évolution, Symétrie, 2016.
  • Truffaut, François, « Une certaine tendance du cinéma français », Cahiers du cinéma, n° 31, janvier 1954.

 

Scientific committee

  • Philippe Gonin (Université de Bourgogne, CGC UMR 7366)
  • Jérôme Rossi (Université de Nantes)
  • Chloé Huvet (Université de Rennes 2)
  • Cécile Carayol (Université de Rouen)
  • Gérard Dastugue (Institut Catholique de Toulouse, UR CERES)
  • Philippe Poirrier (Université de Bourgogne, CGC UMR 7366)
  • Philippe Lalitte (Université de Bourgogne, CGC UMR 7366))
  • Martin Barnier (Université Lumière Lyon 2)
  • Séverine Abhervé (Agence Taxzone)
  • Frédéric Gimello-Mesplomb (Université d’Avignon, Centre Norbert Elias, UMR 8562)

 

Proposals submission procedure

  • The proposals (500 words maximum) with a short biography will be sent to philippe.gonin@u-bourgogne.fr by February 15th 2019.

  • The contributors will get a reply (positive or negative) within March 2019.

  • The symposium will be held in Dijon June 5th, 6th and 7h 2019.

 

 

[Download the call for papers (Fr/En) in pdf format]

 

 


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