7 février 2019– uB – 2 bd Gabriel – Salle Léo Hamon (conseil de droit), rdc du bâtiment droit, de 10 h. à 17 h. (accès/informations pratiques ici)


Journée d'études 
: Le cours de la vie : ses flux, ses rythmes et ses âges

 

Organisateur : Jean-Claude Gens (CGC UMR CNRS uB 7366)

 

Il paraît aller de soi que toute vie se déploie en un cours temporel qui va de la naissance jusqu’à la mort. La mort a néanmoins plus souvent fasciné les hommes que la naissance, ne serait-ce que parce qu’on va vers elle, alors que l’on est toujours déjà né, mais aussi parce que la menace d’aliénation que représente le vieillissement n’a pas d’équivalent à l’époque de l’enfance ; cela semble signer une asymétrie essentielle entre le début et la fin, entre la croissance et la décroissance. Cette dimension temporelle de la vie en tant qu’elle est un cours de la vie est pourtant reléguée à l’arrière-plan par l’obsession contemporaine d’arrêter en quelque manière le temps, c’est-à-dire de refuser ce cours en recourant par exemple à la chirurgie esthétique, et plus encore par ce que l’on appelle le transhumanisme qui, lui, vise plus explicitement encore à reculer, voire à abolir, les limites temporelles de toute vie.

Cette journée d’étude invite au contraire à revisiter un certain nombre de pensées qui se sont déployées au cours du XXe siècle pour autant qu’elles permettent de réinterroger la nature de ce cours temporel : le phénomène de la naissance, la singularité du temps propre aux organismes par rapport à la temporalité historique et donc aussi du vieillissement, les ruptures de ce cours et les traces que laissent ce cours comme ses ruptures au fur et à mesure de son écoulement, l’appréhension de l’unité d’une vie dans le cadre de la biographie, la question de savoir s’il n’est pas possible de reconnaître également au règne minéral un devenir comparable à celui des règnes du vivant…

 

Interventions en écoute

 

  • Guillaume Fagniez (Université libre de Bruxelles) :
    Temporalité et historicité dans « Être et temps » de Heidegger

  • Claudia Serban (ERRAPHIS, université Toulouse Jean Jaurès) :
    Lévinas et le temps comme dia-chronie
    [46'37]


 

  • Alberto Romele (ETHICS-EA EA 7446, université catholique de Lille) :
    Ricœur : une phénoménologie herméneutique du temps
    [41'46]

  • Michèle Dion (CGC UMR CNRS uB 7366) :
    Le temps mesuré
    [41'40]

 

 

 

      CreditsPlan du siteContactImprimer Accueil

Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
UMR 7366 - CNRS uB

Imprimer Contact Plan du site Crédits Plug-ins Accueil