11 janvier 2019 – uB – 2 bd Gabriel – Rdc du Bâtiment Droit-Lettres, Salle du conseil de Lettres, 17 h. - 19 h. (accès/informations pratiques ici)


Atelier de philosophie sur la guerre :
Pourquoi la guerre ? Entre nature, culture et politique

Organisateur : Guillaume Coqui (CGC UMR CNRS uB 7366)

 

L'atelier de philosophie, qui a vocation à courir sur plusieurs années, veut fournir un cadre de rencontre, de réfléxion et d'instruction commune aussi bien aux professeurs de philosophie du secondaire qu'aux étudiants et chercheurs de toutes disciplines qui pourraient être intéressés par ses travaux.

Le thème de la guerre a été retenu pour l'année universitaire 2018-2019. Ce ne sont pas seulement les dimensions politique et militaire, mais également les aspects anthropologiques de la question qui retiendront cette année l'attention.

 

Présentation de la séance

Reprenant la question posée par Einstein à Freud, il s’agira pour cette séance de traiter de l’origine de la guerre ; pour Einstein, l’enjeu d’une telle question n’est autre que de trouver les moyens pour empêcher la guerre.

Le propos, ici, ne cherchera pas à examiner s’il existe des raisons légitimes de faire la guerre (théories de la guerre juste), mais de répondre à la question de son origine à travers la dichotomie nature-culture, en déterminant si une origine naturelle, biologique et pulsionnelle, est assignable à ce phénomène universel. Cette universalité de la guerre ne rend-elle pas tentante et commode une explication naturaliste ? La diversité des formes que peut revêtir la guerre à travers les sociétés n’est-elle qu’une variation superficielle d’une thème naturel, ou bien ne nous invite-t-elle pas au contraire à y déceler une origine strictement culturelle ? C’est notamment à travers les analyses d’ethnologues que nous tenterons d’y répondre (Pierre Clastres, Philippe Descola, Margaret Mead), tout en rappelant la construction philosophique de ce problème, à travers l’opposition entre Hobbes et Rousseau.

Ce faisant, la guerre n’apparaîtrait pas tant comme un phénomène intrinsèquement politique, soit qu’elle fonderait le politique, soit qu’elle en serait l’instrument ; et la perspective culturelle s’attachera également à montrer l’insuffisance de ces approches, telles qu’elles ont été discutées lors de la première séance de l’atelier (Clausewitz, Carl Schmitt) : souligner la dimension et l’origine culturelles de la guerre permettra tout au moins de montrer son irréductibilité au politique.

 

Intervenant

  • Nicolas Lion (professeur agrégé de philosophie, lycée Romain Rolland de Clamecy)

 

 

Toutes les séances de l'atelier ici


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Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
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