15 mars 2018 - MSH de Dijon - salle des séminaires - 14 h. - 18 h.
(accès/informations pratiques ici)


Transversales : Journée d'étude doctorale du CGC :
Crises, précarité/fragilité

Organisatrices : Pauline Gomont (doctorante en histoire de l'art) et Katia Mazalovich (doctorante en sociologie)

 


 

Le sentiment de crise est omniprésent dans notre quotidien et anime les recherches en sciences humaines et sociales depuis plus d’une trentaine d’années. Nous souhaitons l’interroger dans ses relations avec la précarité. Elle ne se limite pas ici à son aspect économique, mais est envisagée comme une fragilisation générale (matérielle, sociale, cognitive...), conséquence d’une forme de violence sociale et ordinaire.

Provenant de la crisis latine, la crise désigne un moment où se décide le sort du malade. Elle est également à rapprocher de la krisis grecque qui renvoie à la faculté de juger, de distinguer et finalement de décider. L’idée de crise est également intimement liée à celle de précarité qui renvoie à l’instabilité, l’insécurité et le caractère potentiellement révocable d’une chose ou d’un état. En effet, les crises sont souvent subies par des territoires, des populations, jugés vulnérables et précaires. La recherche permanente d’un équilibre les plonge dans une crainte de l’avenir et les prive du lien social qui les unissait aux autres. Cette fragilité, associée à l’instabilité qu’elle peut générer, débouche sur une forme de désorganisation – menace de l’organisation du système –, qui, sur une période plus ou moins longue, se transformera en crise. Mais cette précarité, alors qu’elle peut être la source d’une crise, peut également en être l’une de ses conséquences.

 

 

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Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
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