25 janvier 2018 - MSH de Dijon - salle des séminaires - 14 h. - 18 h.
(accès/informations pratiques ici)


Transversales : Journée d'étude doctorale du CGC :
Genre et santé

Organisatrices : Lucile Girard et Myriam Borel (doctorantes en sociologie)

 

 

APPEL À COMMUNICATIONS

 

L’objectif du séminaire Transversales est d’engager un dialogue entre les différentes disciplines représentées par les doctorants du Centre Georges Chevrier. Pour cette première demi-journée, nous vous invitons à réfléchir à l’articulation des questionnements liés au genre et à la santé. La notion de genre est aujourd’hui une notion largement travaillée par l’ensemble des sciences sociales. Elle renvoie à l’idée d’une construction sociale des différences entre les femmes et les hommes, et plus spécifiquement aux rapports de pouvoir fondés sur la différence entre les sexes. Interroger le genre c’est donc penser les diverses assignations induites par les catégories sexuelles d’appartenance, non comme des faits biologiques, mais en tant que constructions sociales inscrites dans une histoire. Ces réflexions sur le genre intéressent directement les travaux sur la santé comme l’attestent, par exemple, le numéro de la revue Clio intitulé « Quand la médecine fait le genre » ou encore le numéro des Cahiers de Genre intitulé « La production de la santé sexuelle ». La santé, et son corollaire la maladie, peuvent dans un premier temps être comprises comme un (dés)équilibre essentiellement biologique. Toutefois, la définition de la santé comme « état de complet bien-être physique, mental et social », inscrite dans le préambule de 1946 à la Constitution de l’Organisation mondiale de la santé, invite à dépasser cette conception trop étroite de la santé en y ajoutant des composantes sociales. Lorsque l’on se penche plus précisément sur ce qu’est la santé, on voit assez vite à quel point les représentations de « la » santé ou de « la » maladie varient selon les époques et les sociétés. Les sciences sociales ont donc toute leur place dans la compréhension de ces objets. Ces derniers sont au cœur des recherches du Centre Georges Chevrier qui consacre un axe de recherche au monde de la santé et organise un séminaire, devenu journée d’étude, intitulée « Actualité des études de genre ». Cette journée des doctorants est donc l’occasion de mettre en lien ces deux objets de recherche en se demandant : comment la santé et les soins peuvent-ils être appréhendés sous l’angle du genre ?

Cette grande question pourra être déclinée en différentes thématiques dont nous vous proposons une liste non exhaustive :

  • Les communications pourront s’intéresser aux représentations du corps sain et/ou malade dans différentes sociétés à différentes époques. Comment ces représentations ont-elles été infléchies par les rapports de domination dans le système de genre ? Ces rapports de dominations ont-ils eu un impact sur la caractérisation des maladies et l’évolution de leurs traitements ?

  • Les inégalités de santé pourront être pensées, non pas sous l’angle des inégalités sociales seulement, mais au travers du prisme des rapports sociaux de sexe. Les contributions pourront vouloir chercher à montrer dans quelle mesure les rapports de domination au sein des groupes sociaux peuvent réduire ou éventuellement figer, naturaliser ou creuser les comportements des individus en matière, par exemple, d’accès aux soins, de réponses aux prescriptions normatives des professionnels de santé.

  • Les travaux relatifs à l’éthique aussi bien qu’aux normes juridiques encadrant la relation de soin peuvent également enrichir les apports sur la question du genre. Comment les objectifs assignés aux pouvoirs publics, aux institutions de santé et aux particuliers dans le domaine du “prendre soin” sont-ils traversés, par exemple, par les évolutions des rapports sociaux de sexe ? Et au-delà, comment les informent-ils ?

  • Dans le monde du soin, une grande majorité de soignants sont en fait des soignantes. Quel impact cette importante féminité des professions soignantes a-t-elle sur la conception et le déroulement des soins ? Quel impact cela-t-il sur la division du travail de soi ?

  • La complexité et l’actualité de ces objets rendent possibles des contributions variées, n’hésitez pas à nous envoyer vos propositions.

 

 

Modalités de soumissions des propositions de communications :

 

  • Les propositions de communications (titre de la communication et bref résumé de 300 mots) sont à envoyer jusqu’au 15 septembre 2017 à l'adresse suivante : Lucile.girard@u-bourgogne.fr
  • Les intervenants seront informés fin septembre de leur participation.
  • Pour toute demande de renseignements : Lucile.girard@u-bourgogne.fr
  • Les communications retenues donneront lieu à une publication dans la revue électronique Transversales

 

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Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
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