11-13 octobre 2017- Salle 319, 3e étage du bâtiment droit / Tournus / Semur-en-Auxois – (accès à la salle 319/informations pratiques ici)

Atelier d'étude sur l'image : Lire (ou ne pas lire) l’image médiévale ?

 

Organisateurs : Daniel Russo (CGC, UMR CNRS uB 7366) et Pierre-Alain Mariaux (Institut d'histoire de l'art et de muséologie, Université de Neuchâtel)

[Journée organisée avec le concours de l'Institut universitaire de France]

 

  • 11 octobre - de 14 h. à 18 h. en salle 319 (entrée libre, gratuite, sans inscription, dans la limite des places disponibles)
  • 12 et 13 octobre - Tournus et Semur-en-Auxois (accès restreint aux participants)

 

À partir de lignes de recherche, à discuter et à affiner, nous travaillons sur trois points plus précisément :

-1) lire l’image, voir l’art ? Ce qui pose la question de savoir si l’on doit voir aussi l’image !

Deux débats sont possibles, entre bien d’autres :

  • sur les rapports de l’image avec l’histoire de l’art et celle du connoisseurship,
  • sur les rapports de la lecture de l’image avec la sémiotique, en particulier, pour les approches matérielles autour des marques et des marquages, des traits, du dessin, du geste aussi.

Il s’agirait de faire valoir, alors, le concept de « lecture de l’image » qui ne serait fondé ni sur l’invasion linguistique de la visualité, ni sur le pré carré que s’est attribué l’histoire de l’art, qu’elle s’attribue toujours pour certains, malheureusement.

-2) Nous dégageons aussi la notion d’image et les pratiques de sa lecture, depuis les grandes sommes encyclopédiques de la fin du XIXe et du XXe siècle, c’est-à-dire Didron, Cahier, … , jusqu’à Mâle, Réau, l’abbé Garnier aussi, dans une certaine mesure (et ses rapports avec Jacques Le Goff), jusqu’à l’Encyclopedia of Comparative Iconography. Themes depicted in works of art, éditée par Helene E. Roberts, en deux volumes [Chicago et Londres, 1998], ou encore le récent Routledge Companion to Medieval Iconography [Ashgate, 2017], édité par Colum Hourihane. En relation avec ces travaux, et plus que jamais, nous tenons compte du tournant numérique et des bases de données d’images : ceci conduit à nous demander comment « lire » « l’image médiévale » en connaissant tout ce qui s’est fait, et continue de se faire, dans la lecture de « l’imagerie scientifique », par exemple. Pensons aux études de Charlotte Bigg, notamment.

-3) Les passages de l’iconologie à l’iconique, les travaux de Carlo Ginzburg et de Max Imdahl, plus particulièrement ce dernier, avec l’affirmation très forte de « l’évidence des images », de leur « présence ». Nous retrouvons les problématiques ainsi posées et les recherches avancées, lors des visites menées sur sites, le jeudi 12, à Berzé-la-Ville, Brancion, Tournus, Chapaize, le vendredi 13, à Semur-en-Auxois.

 

Participants

  • Diane Antille (Institut d'histoire de l'art et de muséologie, Université de Neuchâtel)
  • Marianne Besseyre (Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse)
  • Lisa Cornali (Université de Neuchâtel)
  • Nathanaëlle Delachaux (Université de Neuchâtel)
  • Raphaël Demès (CGC UMR CNRS uB 7366)
  • Ivy Fernandez (Université de Neuchâtel)
  • Angélique Ferrand (CGC UMR CNRS uB 7366)
  • Barbara Franze (Université de Lausanne)
  • Eliana Magnani (CNRS, Paris, LAMOP)
  • Pierre-Alain Mariaux (Institut d'histoire de l'art et de muséologie, Université de Neuchâtel)
  • Élise-Annunziata Neuilly (CGC UMR CNRS uB 7366)
  • Brigitte Roux (Université de Genève)
  • Daniel Russo (CGC, UMR CNRS uB 7366)
  • Barbara Wahlen (Université de Lausanne)


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