19 mai 2016 10 h 00 - 17 h 0 - Salle des séminaires de la MSH de Dijon
(Accès/informations pratiques : cliquer ici)


Journée d’études :
Les enquêtes ouvrières à la Belle Époque. Autour de Léon de Seilhac

Organisateurs : Stéphane Gacon, François Jarrige et Xavier Vigna (CGC).
[Dans le cadre du séminaire « Coopérer »]

 

L’industrialisation des sociétés occidentales à partir de la fin du XVIIIe siècle a produit une masse croissante d’enquêtes sur le monde ouvrier, en même temps que se structurait un mouvement ouvrier. Ces enquêtes présentent toujours à la fois une dimension gnoséologique et politique, et servent parfois explicitement à fonder des réformes. En France, comme en Europe et aux États-Unis, alors que les grèves s’accroissent et que le monde du travail connaît de nombreuses transformations, les contemporains diagnostiquent une véritable « vogue » de l’enquête autour 1900. La représentation d’un monde social illisible et opaque provoque une multitude d’investigations, qui passent autant par la littérature dite réaliste à la manière de Zola, que par les sciences sociales en voie d’institutionnalisation, ou l’action d’institutions publique ou privée.

Dans ce cadre, la création du Musée social en 1894 a largement contribué à doter la nébuleuse réformatrice d’une instance de poids. Initié par Jules Siegfried et le mécène vivement intéressé par l’économie sociale Aldebert Pineton de Chambrun, le but du Musée social était de « mettre gratuitement à la disposition du public, avec informations et consultations, les documents, modèles, plans, statuts des institutions et organisations sociales qui ont pour objet et pour résultat d’améliorer la situation matérielle et morale des travailleurs » (art. 1 des statuts). Le Musée dispose rapidement d’un service industriel et ouvrier en charge des enquêtes, et dirigé par Léon de Seilhac (1861-1920) qui en devient le délégué permanent à partir de 1897. Le musée envoie des délégués en France et à l’étranger pour enquêter sur l’actualité sociale (réalisations, grèves, congrès socialistes) et collecter des documents concernant les principaux débats économiques et sociaux de l’époque, lesquels devaient ensuite nourrir la bibliothèque. Dans ce cadre, Léon de Seilhac a beaucoup enquêté et écrit sur le monde ouvrier, le syndicalisme et les grèves. Il demeure pourtant très largement inconnu. Dans ce cadre, Léon de Seilhac a beaucoup enquêté et écrit sur le monde ouvrier, le syndicalisme et les grèves.

L’enjeu de cette journée d’études est de relire ces enquêtes à l’aune des différentes investigations conduites au même moment sur les classes ouvrières et de mieux cerner ainsi la spécificité de la démarche du Musée social, aux plans épistémologiques et politiques.

 

Programme

 

  • Xavier Vigna (Université de Bourgogne) :
    Ouverture

    [12'01]


  • Marion Fontaine (Université d’Avignon) :
    Léon de Seilhac enquêteur devant le mouvement socialiste
    [36'16]

  • Stéphane Gacon (Université de Bourgogne) :
    « La prudence et la sagesse » ou les vertus du bon coopérateur
    [33'54]

  • Eric Geerkens (Université de Liège) :
    Quand Léon de Seilhac enquêtait sur un moment fondateur du système belge de relations industrielles : le lock-out de Verviers en 1906

    [39'02]

  • François Jarrige (Université de Bourgogne) :
    « Laisser aller le progrès qu'on ne peut éviter » : Léon de Seilhac, les grèves et la question des machines

    [40'49]

  • Xavier Vigna :
    L’écriture de la grève ouvrière chez Seilhac
    [30'51]

  • Isabelle Lespinet-Moret (Université Paris Ouest Nanterre) :
    Le Musée social face à l’Office du Travail : quelle spécificité ?

    [26'45]


  • Jean-Christophe Marcel (Université de Bourgogne) :
    Conclusions de la journée

    [10'39]

 

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