28-29 janvier 2016 - Salle Edgar Faure - Hôtel de ville de Dole (39) [plan d'accès ici]

Colloque : Peindre sous la Troisième république. Jules Adler et son temps

Organisateurs : Vincent Chambarlhac, Bertrand Tillier (CGC, UMR CNRS-uB 7366),
Amélie Lavin et Samuel Monier (Musée des Beaux-Arts de Dole)

[En partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Dole]

La seconde moitié du XIXe siècle voit s’ouvrir une période déterminante dans l’avènement de la modernité artistique, qui ne se limite pas aux avant-gardes réaliste puis impressionniste. Jules Adler (1865-1952) appartient à un courant, le naturalisme, qui, dans le sillage de Jules Bastien-Lepage, a joué un rôle significatif dans l’affirmation d’un art en prise avec l’expression de la société sous la Troisième République.

Au sein du naturalisme, Adler occupe une place particulière par son indépendance tout d’abord, que l’on ne peut pas réduire à sa réputation de « peintre des humbles », mais englobant un large champ d’études thématiques. La représentation de la vie quotidienne comme du monde du travail, par la diversité des sujets, métiers ou personnages en tous genres qu’elle induit, nourrit un pan essentiel de son œuvre et pose la question de sa dimension sociale, et plus largement de la rénovation de la peinture d’histoire. Au-delà, la représentation de la ville, qu’elle soit l’épicentre d’un pays ou à sa périphérie, est également un motif de prédilection. Son rôle de peintre en temps de guerre lors du premier conflit mondial, ainsi que ses contributions au domaine de l’illustration, montrent au bout du compte une palette artistique complète qui en fit un peintre reconnu en son temps, au point que, par un fait exceptionnel, sa ville natale lui consacra un musée de son vivant. Avec le recul de l’histoire, cette trajectoire d’un artiste s’aventurant hors des lieux communs du naturalisme, mais se tenant à l’écart des avant-gardes, tout en épousant les contours d’une carrière de peintre républicain, aura été préjudiciable à sa postérité. Réévaluer la démarche de cet artiste franc-comtois à l’aune des recherches récentes consacrées au naturalisme permettra de cerner ses apports dans ce contexte artistique plus subtil qu’il n’y paraît.

 

Programme

 

Jeudi 28 janvier 2016


13 h 30 – Accueil des participants

  • 14 h 00 – Amélie Lavin, Vincent Chambarlhac et Bertrand Tillier : Ouverture du colloque
    et introduction

 

  • 14 h 30 – Laurent Houssais, Université Bordeaux-Montaigne : Jules Adler, parcours
    et construction d'une carrière
  • 15 h 00 – Amélie Lavin, musée des Beaux-Arts de Dole : Académisme et modernité :
    les « équivoques » du naturalisme


Pause

  • 16 h 00 – Frédéric Thomas, Dissidences : Physionomies de la ville moderne : entre mélancolie, idylle et faubourg
  • 16 h 30 – Philippe Kaenel, Université de Lausanne : La société en marche : iconologie du mouvement social

 

 

 

Vendredi 29 janvier 2016

 

  • 9 h 00 – Sylvie de Vesvrotte, CGC, UMR CNRS-uB 7366 : Peindre hors la ville : ethnographie ou régionalisme ?
  • 9 h 30 – Bertrand Tillier, CGC, UMR CNRS-uB 7366 : Peindre la question sociale
  • 10 h 00 – Vincent Chambarlhac, CGC, UMR CNRS-uB 7366 : Adler et la guerre

Pause

 

  • 10 h 30 – Samuel Monier, musée des Beaux-Arts de Dole : Jules Adler, chantre d’une nouvelle peinture d’histoire ?
  • 11 h 00 – Bénédicte Gaulard, CGC, UMR CNRS-uB 7366 : Du peintre au musée : Jules Adler et Luxeuil

 

  • 11 h 30 – Conclusions

 

Entrée libre, sans inscription

 

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Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
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