Séminaire « Solidarités et coopérations »
 
 

Séance reportée au 12 mars 2015 - Salle Georges Chevrier - 14 h. - 17 h. (initialement prévue le 12 février 2015)

Séminaire « Solidarités et coopérations »
- Jean Vigreux (CGC) : Coopération et monde rural : la naissance des CUMA


Organisateurs
: Stéphane Gacon (CGC), François Jarrige (CGC), Hervé Mazurel (CGC), François-Xavier Nérard (Université de Paris I), Xavier Vigna (CGC), Jean Vigreux (CGC)

 

Depuis deux siècles, les notions de solidarité et de coopération ont envahi le langage des sciences humaines et sociales et modelé de multiples expériences et pratiques d’organisations sociopolitiques : elles trouvent un écho aujourd’hui encore dans les sociétés coopératives ouvrières de production. Nées au début du XIXe siècle, dans la foulée des expériences révolutionnaires et des premières expérimentations socialistes – à l’image des « villages de coopération » du britannique Robert Owen – les idées de solidarité et de coopération ont été théorisées à la fin du XIXe siècle par Charles Gide, ou Émile Durkheim. Entre description anthropologique des comportements et des dynamiques d’interdépendance qui fondent toute société et projet de réforme en vue de favoriser des rapports sociaux plus égalitaires, la solidarité et la coopération ont été interprétées et instrumentalisées dans des directions très diverses. Le discours des managers du capitalisme actuel n’appelle t-il pas lui-même au développement de l’esprit coopératif dans l’entreprise afin de renforcer la compétitivité et la productivité et ainsi relancer la croissance ? Ce séminaire exploratoire envisage de sonder ces notions de solidarité et de coopération telles qu’elles ont été définies et pensées depuis deux siècles et se propose d’éclairer leur signification en scrutant leur usage dans des univers sociaux et politiques divers. S’appuyant sur des situations variées tributaires de contextes à chaque fois singulier, il pose les questions du moteur et de l’initiative de l’association, de la motivation individuelle dans les projets collectifs (de l’intérêt et du désintéressement, du don et du contre don), de la dynamique collective et de ses écueils (de la réussite et de l’échec des associations) et, plus largement, du lien social et de sa logique politique (de la société idéale). Il entend se placer au maximum au niveau des expériences concrètes et des pratiques sociales.

 

Entrée libre, sans inscription

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Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
UMR 7366 - CNRS uB

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