6 décembre 2013 - Salle Centre Georges Chevrier (319), bât. Droit
10 h. - 17 h.

Journée d'études : L’écriture de l’histoire de l’éducation : le biais du Parti socialiste.  Problématisations et études

Organisateur : Thierry Hohl

Les rapports du Parti socialiste et de l’école n’ont pas été sujets à des analyses globales même si des approches particulières ont vu le jour sur des périodes ou des aspects particuliers des liens entre l’organisation politique et l’institution. L’objet de journée d’étude est de travailler à problématiser les interrelations entre Parti socialiste et l’école à partir de trois questions posées par Antoine Prost lors du colloque sur le centenaire du Parti socialiste en 2005 :
1°) Les rapports entre Parti socialiste et syndicats : « le premier doit-il être le porte-parole des seconds ? »
2°) « D’où parle le Parti socialiste ? A partir de quel point de vue aborde t-il l’enseignement ? »
3°) La juste distance. « Le discours socialiste me semble soit trop général, soit trop précis »
Ces questions balisent toute recherche sur les liens entre Parti socialiste et l’école. La première renvoie aux approches en termes de réseaux et de milieux, renouvelées par Frédéric Sawicki. La seconde interrogation est plus complexe ; elle incite à réfléchir sur les catégories utilisées par l’historiographie ce qui suppose une mise en abyme du questionnement initial. Comment parler du point de vue socialiste sans énoncer le point de vue du chercheur ? La dernière question pose le problème de l’efficacité du discours socialiste sur la question de l’école. Derrière la condamnation en creux d’Antoine Prost de la manière dont les organisations socialistes abordent l’école, doit se mesurer la manière dont les pratiques socialistes s’inscrivent dans des configurations sociales et politiques situées, territorialisées.
Baliser n’est pas borner, aussi le but est de soumettre ce questionnement initial à l’épreuve des interventions lesquelles se répartissent en deux ensembles.
Le premier s’appesantit sur une dimension plus problématique, le second porte sur des études plus fines travaillant sur les interrelations entre SFIO, Parti socialiste et école.
Dans cette optique, il  apparaît nécessaire de faire le rappel des sources disponibles pour cette histoire afin de soumettre au prisme archivistique le questionnement initial.
Par la suite, un parcours historique doit permettre de travailler tant les contextes, les particularismes que de dégager des éléments de permanence, mais aussi de résurgence des problématiques socialistes sur l’éducation. Deux grandes périodes s’imposent :

  • celle de la SFIO de la IIIe République laquelle voit s’affirmer le parti comme organisation, mais aussi l’école comme lieux de réformes, de controverses idéologiques et politiques ;
  • celle du Parti socialiste devenu parti de pouvoir dans les années 1980-1990 aux prises avec la réalisation de son programme et de ses thématiques, mais aussi avec l’émergence des nouvelles politiques publiques dans le cadre européen.

Ces études ont pour but de soumettre le questionnaire initial à l’épreuve d’une configuration située où s’entremêlent discours politiques, syndicaux dans des lieux différents (revues, parlement, congrès socialistes, etc.).
L’objectif est de poser les jalons d’une histoire de l’éducation à partir du Parti socialiste en faisant émerger des problématiques communes susceptibles de donner corps à des recherches plus poussées

 

Programme


Au temps de la SFIO

  • Frédéric Mole (MCF Université de Saint-Etienne, EA Education, Cultures, Politiques, Archives Institut J.-J. Rousseau, Genève) : Analyse des lois Ferry chez Guesde et chez Jaurès. [24'53]

  • Vincent Chambarlhac (MCF. Centre Georges Chevrier, uB : Politiser la forme du récit scolaire ? Un moment éditorial de la SFIO (1908-1914)
    [26'02]

  • Thierry Hohl (PRAG, Centre Georges Chevrier, uB) : L'enseignement technique au congrès de Nancy (1929) : un débat mineur ?
    [27'24]



Au temps du Parti socialiste

  • Ismael Ferhat (Centre d’histoire de Sciences Po) : Le projet éducatif du PS
    [26'10]

  • Julien Hage (Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles, Saint Quentin-en-Yvelines ) : Tribunes et renouveau du courant Freinet dans les années 1960 et 1970 ?
    [31'02]

  • Guy Dreux (Centre d’histoire de la FSU) : La nouvelle école capitaliste et le PS
    [38'56]

 

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